Oh Dieu l’étrange peine !

Ce vers du monologue de Don Rodrigue dans le Cid de Corneille pour décrire ce que je ressens, ce que nous ressentons tous je crois. Christophe DOYEN et moi-même avons bien sûr une pensée pour tous les personnels soignants mais aussi les employés de la distribution, du nettoyage des villes, les livreurs, toutes ces personnes qui continuent à œuvrer chaque jour au risque d’attraper ce foutu virus. Nous pensons aussi à tous ces travailleurs indépendants, ces petits commerçants, aux artistes, aux théâtres, qui ne peuvent exercer leurs métiers et donc gagner leur vie.

Il n’y a pas de recette miracle pour traverser cette période difficile, chacun fait selon sa personnalité, ses forces et ses faiblesses. J’ai une pensée particulière pour les personnes isolées ou celles qui vivent dans un minuscule logement. Restons optimistes, appelons nos proches au lieu d’envoyer un sms car la voix peut être source d’apaisement pour une personne seule.

Etrange période qui malgré tout, donne à la terre un peu de repos. L’air des grandes villes devient respirable, le ciel n’est plus chargé d’avions, la fontaine de Trévi débarrassée de sa horde de touristes retrouve toute sa beauté, les animaux peuvent se déplacer sans crainte d’être massacrés ou capturés, les oiseaux chantent et miracle….nous les entendons !

Oui, étrange pause qui donne à l’homme le temps qui lui manque tant et à la terre un repos bien mérité.

 

Etre de passage, toujours de passage,
Avoir la Terre pour auberge
et contempler des Cieux qui ne sont pas les nôtres.

(Miguel Angel Asturias)

 

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